Le bord d'une mer de nuages suit les courbes de niveau. Sur chaque image satellite, on repère les nuages bas
(brillants dans le visible et à 1,6 µm, là où la neige est sombre), puis on lit l'altitude du relief
là où le terrain émerge du nuage. Avec VIIRS (375 m), on utilise la fraction nuageuse de chaque pixel de bord et le
MNT à 20 m à l'intérieur du pixel. La nuit, Meteosat repère les nuages bas en infrarouge : leurs gouttelettes
émettent moins à 3,8 µm qu'à 10,5 µm (résolution 1 km).
Le fond de carte est une image Sentinel-2 d'été (22 juillet 2026), sans neige saisonnière. La neige du moment vient
de Meteosat : brillante dans le visible mais sombre à 2,2 µm, elle se distingue des nuages. Pour chaque point, on garde
la dernière observation sans nuage, prise près du midi solaire ; la neige d'un pixel de 500 m est posée sur la partie
la plus haute du relief qu'il couvre.
Pour vérifier qu'il s'agit bien d'une mer de nuages, on contrôle sur l'image que le relief nettement au-dessus du
sommet estimé est dégagé, et quelle part des vallées la nappe remplit (une nappe partielle se forme ou se dissipe).
Si des nuages accrochent les sommets, la nappe se dégrade ou s'est disloquée et l'altitude n'a plus de sens. En parallèle,
le profil AROME indique si la masse d'air est favorable : air stable ou inversion de température, peu de vent, pas de pluie.
Sources : Meteosat MTG (EUMETSAT, visible et infrarouge), NOAA VIIRS (Suomi-NPP, NOAA-20, NOAA-21) et Sentinel-2 L2A via AWS Open Data,
Copernicus DEM GLO-30, AROME Météo-France via Open-Meteo, noms de lieux © contributeurs OpenStreetMap.